AUDITIONS 19/20

Les inscriptions aux auditions sont à présent ouvertes !

L’ÉCOLE : Formation d’Acteurs

Nous proposons un cycle sur deux années dont les maîtres-mots sont : technique, émotion et créativité. De 09h00 à 13h00, les élèves sont formés au métier d’acteur et sont accompagnés dans leur préparation aux concours d’entrées des écoles nationales.

Vous trouverez un dossier présentant la formation ici : Présentation de L’ÉCOLE

Pour intégrer notre formation

Pour s’inscrire à l’une des sessions d’auditions il faut commencer par remplir et retourner une fiche d’inscription.

Puis, sur convocation, nous demandons à chaque candidat de nous présenter :

  • une scène dialoguée  (d’une durée approximative de 3 minutes).
  • ainsi qu’un parcours libre (d’une durée approximative de 3 minutes également).


Les auditions sont suivies d’un entretien individuel.
Il nous arrive aussi régulièrement d’organiser des auditions avec échauffement collectif afin de découvrir chaque individu au sein d’un groupe.

Plus d’infos

Pour découvrir nos cours

Il est possible de le faire grâce à l’ «Observ’acteurs » : cours ouverts aux personnes désirant découvrir notre école et assister à une séance de répétition.
Ces temps sont accessibles à partir du lundi 29 avril 2019 sur rendez-vous.
Ils nous semblent être le meilleur moyen de voir réellement le travail que nous faisons et la pédagogie que nous appliquons. Alors n’hésitez pas et venez jeter un oeil !

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18/19 _ CARTE BLANCHE _ #1

Une fois par mois, les élèves ont Carte Blanche, et vous invitent à venir découvrir leur travail. Des projets qu’ils portent seuls du début à la fin. Pour ouvrir cette nouvelle saison, les élèves de la promotion 18/19 ont choisi de travailler autour d’un texte de Didier Bezace : Que la noce commence .

Ils présenteront leur travail, vendredi 23 novembre au théâtre du Gai Savoir.

 


Mise en scène : Jeanne SIBILE

Distribution : Laurène ANDRIEU / Aurélie CAMALY / Victoria DAURES / Anne KASKARIAN / Pierre MARGHIERI / Mathilde MOISY / Sebastien TALEC / Nicolas THAIZE / Elsa VILLARD


Note d’intention

 

1953, en Roumanie. Des champs de blé. Une légère brise. Des cris passionnels entre deux jeunes amants. Question de mœurs, le village entier s’implique dans cette liaison pour célébrer la noce. Nous voilà parti dans une histoire d’amour un peu loufoque, néanmoins sincère et débordant de jeunesse. Ce village, c’est celui de notre enfance où tout le monde se connait et où les commérages vont à bon train. C’est celui où on rit, on pleure, on crève, on baise, on travaille la terre, on rêve, on aime. Les différents tableaux s’enchaînent et la vie semble pouvoir durer ainsi jusqu’à trépas. Mais que se passe-t’il lorsque, au beau milieu du quotidien, la peur et la répression pénètrent sans que l’on ne s’en aperçoive ? Ne l’a-t-on réellement pas vu venir, ou préférions-nous ne pas croire celui qui avertissait ? Maintenant qu’elles sont bien présentes, faut-il laisser passer… ou résister ?

Point de départ : Découverte du film Silent Wedding de Horatiu Malaele et envie de la mettre au théâtre car :

›››  Pleins de personnages riches en couleurs

›››  Théâtralité à explorer grâce à l’ingéniosité des personnages

›››  Scènes sexuelles

››› Des enjeux modernes

Avec chance, nous trouvons une pièce de théâtre adaptée du film par Didier Bezace Que la noce commence

›››  But de cette première carte blanche : créer une troupe sur laquelle nous pouvons compter durant cette année 2018/2019

  • Comment ? Une pièce où tous les personnages possèdent leur importance, aucun laissé sur le côté -> tous les comédiens peuvent trouver leur place dans le groupe

››› Recréer l’ambiance d’un village et se demander à quoi pouvait ressembler une vie rurale… tout en décalage

››› Sans tomber dans une caricature où les villageois seraient tous des brutes et des ivrognes

  • Comment ? Le personnage du maire, Gogonea, qui fait le lien entre le village et les attentes politiques du communisme et qui est conscient du monde qui l’entoure
  • En trouvant la sensibilité de tous, déjà présente dans le texte -> Une comédie qui tourne à la comédie-tragique

ATTENTION X Aucune récupération politique possible X Aucune reconstitution historique X Aucun manichéisme X Évocation de la sexualité et de l’alcool, âmes sensibles s’abstenir… X

Par contre nous vous promettons de :

  1. vous raconter une histoire
  2. de vous emmener dans un village d’irréductibles roumains en 1953

Et maintenant Que… Le spectacle commence !

Jeanne SIBILE, novembre 18

 


Vendredi 23 Novembre 2018 à 20H30

Théâtre du Gai Savoir / 94, rue des Charmettes / 69006 Lyon

Entrée au chapeau

Réservations conseillées au 04.78.24.34.31

ecole@gaisavoir.org


 

 

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17/18 _ CARTE BLANCHE _ #4

Une fois par mois, les élèves ont Carte Blanche, et vous invitent à venir découvrir leur travail. Des projets qu’ils portent seuls du début à la fin. Pour ouvrir cette nouvelle saison, les élèves de la promotion 17/18 ont choisi de travailler sur un texte original écrit par Kevin BRAVI, élève de 1ère année : Brain Damage.

Ils présenteront leur travail, vendredi 9 mars au théâtre du Gai Savoir.

 

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Mise en scène : Kevin BRAVI

Distribution : Kevin BRAVI / Maria GUELL / Manon LAURET /  Jeanne SIBILE / Roxane TELL / Nicolas THAIZE /  Elsa VILLARD

Apparition vidéo : Matthieu CALVIE / Louis MARSOT

 


Synopsis

 

Dans une ville des Etats-Unis, une division de la Police est spécialisée dans l’arrestation de tueurs en série. Après la découverte d’un corps, les agents chargés de l’affaire enquêtent et font face aux démons de leur passé.

 


Note d’intention

 

Kevin BRAVI, élève de l’école qui suit sa première année à nos côtés, se confie sur le travail effectué autour de cette quatrième Carte Blanche, dont ils a pris entièrement les rênes :

 » La complexité dans le choix d’une pièce pour une carte blanche, c’est de trouver une œuvre qui conviendra à tous les comédiens. C’est de faire en sorte que tout le monde ait son moment, de ne laisser personne derrière… C’est pour ça que j’ai choisi d’écrire une pièce. Ici, chaque comédien a un rôle, qu’il défend. Les personnages se suivent sans se ressembler, chacun avec ses qualités, ses défauts, mais tous humains. Ecrire pour le théâtre est aussi un défi que je voulais réaliser depuis longtemps. Ayant surtout écrit des scénarios, bien éloignés de l’écriture théâtrale, proposer une pièce est un vrai exercice.

Bien évidemment, cette pièce n’est pas sans faille. Elle ne se veut pas à la hauteur de celles qu’on pu écrire des auteurs comme Jean Cocteau, Edward Bond ou Brett C. Leonard… Bien qu’elle s’inspire de ces différents univers. Brain Damage s’inspire aussi beaucoup de ce que le cinéma a pu fournir en matière d’intrigues policières et de la mise en scène de Serial Killer, en passant par Seven, Le Silence des Agneaux ou même Zodiac.

Sur Brain Damage, le but est de créer, chez le spectateur, un vrai choc. Cette pièce se veut être une expérience, un début de réflexion sur ce qu’est l’humain. L’intimité se dégageant des scènes permet aux acteurs d’être au plus près des spectateurs, qu’ils vivent ce que les personnages vivent. L’inspiration du cinéma y est sans doute pour quelque chose. Ainsi, avec Brain Damage, le spectateur est aussi près des comédiens qu’une caméra. Une des difficultés majeures avec une pièce qui comporte autant de personnages, c’est la disponibilité des comédiens, prendre en compte les élèves de seconde année qui passent les concours, les éventuels refus… Mais tout le monde a pu trouver sa place et les progrès des comédiens, depuis le début de l’année, sont palpables.

Ce que les spectateurs verront avec Brain Damage, se sont des instants de vie, avec des personnages torturés, sur le fil. Des humains avant tout, avec leurs défauts, mais qui font de leur mieux pour s’échapper. »

 


Vendredi 9 mars 2017 à 20H30

Théâtre du Gai Savoir / 94, rue des Charmettes / 69006 Lyon

Entrée au chapeau

Réservations conseillées au 04.78.24.34.31

ecole@gaisavoir.org


 

 

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17/18 _ CARTE BLANCHE _ #1

Une fois par mois, les élèves ont Carte Blanche, et vous invitent à venir découvrir leur travail. Des projets qu’ils portent seuls du début à la fin. Pour ouvrir cette nouvelle saison, les élèves de la promotion 17/18 ont choisi de travailler autour du texte de Bertolt Brecht : Grand-Peur et Misère du IIIème Reich. Une première carte blanche à laquelle ils ont décidé de tous participer. Ils présenteront leur travail, vendredi 24 novembre au théâtre du Gai Savoir.

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Mise en scène : Maria GUELL

Distribution : Kevin BRAVI / Mathieu CALVIÉ / Maria GUELL / Manon LAURET / Louis MARSOT / Nicolas ROMATIER / Jeanne SIBILE / Nicolas THAIZE / Roxane TELL / Pomone TORTELIER / Elsa VILLARD

 


Bertolt Brecht

Nationalité : Allemagne
Né à : Augsbourg , le 10/02/1898
Mort à : Berlin-Est , le 14/08/1956

Bertolt Brecht 1898-1956. Tysk forfatter. Dramatiker. Foto: SCANPIX

Biographie : Bertolt Brecht, né Eugen Berthold Friedrich Brecht, est un dramaturge, metteur en scène, critique théâtral et poète allemand. D’origine bourgeoise, il entame des études de philosophie puis de médecine à Augsbourg. Mobilisé à la fin de la Première Guerre mondiale comme infirmier, l’horreur de la guerre a, comme pour les surréalistes français, une grande influence sur lui. Ses trois premières œuvres révèlent son côté anarchiste : « Tambours dans la nuit » en 1919 (prix Kleist en 1922), « Spartacus » et « Dans la jungle des villes ».

 


Note sur le travail

 

Maria Guell, élève de l’école qui entame sa deuxième année à nos côtés, se confie sur le travail effectué autour de cette première Carte Blanche :

« Et quand nous les avons vu partir

Alors nous avons crié :

N’y aura-t-il personne parmi vous pour dire non ? »

Le théâtre de Bertolt Brecht est sans doute celui qui me fût le plus marquant. Brut, satirique, cruel, noir, drôle, révolté, touchant, humain simplement, et sans cesse en quête de nouvelles réponses. Grand Peur et Misère du IIIème Reich représente pour moi l’apothéose de son œuvre, et mobilise toute l’essence de ce grand dramaturge.

C’est une promotion toute fraîche qui expérimente ici le plateau brechtien. Un véritable challenge, puisque la pièce évoque une époque, une société, un régime qui nous est inconnu. Un groupe de jeunes acteurs diversifiés, nous vivons ici une vive expérience, dans la recherche d’états organiques, seconds, d’états de peur, dans l’énergie, les relations et la construction de personnages complexes. Notre action fait écho à notre formation d’acteur, puisque nous avons commencé l’année avec un travail d’ensemble et de chœur, où l’état de peur était au centre de nos explorations, puis de danse. En tant que metteure en scène, j’ai recherché à explorer ici les pistes que Brecht nous laisse parcourir, et ai cherché à recréer une atmosphère pesante et anxiogène, néanmoins franchie par les touchants personnages, les dialogues drôlatiques, les pamphlets révoltés, les échanges noirs de sarcasme, les rires… En bref, l’adversité du théâtre brechtien.

 


Vendredi 24 novembre 2017 à 20H30

Théâtre du Gai Savoir / 94, rue des Charmettes / 69006 Lyon

Entrée au chapeau

Réservations conseillées au 04.78.24.34.31

ecole@gaisavoir.org


 

 » Il faut chasser la bêtise parce qu’elle rend bête ceux qui la rencontrent. « 

Bertolt Brecht / Histoires de Monsieur Keuner

 

 

 

Visuel en tête : Gerd Arntz

 

 

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R E N T R É E – Saison 17/18

LUNDI 25 sept. à 9h00, une nouvelle promotion intègrera L’ÉCOLE pour une année de formation aux côtés de nos professeurs.

 

Au programme de ce premier trimestre : GROUPE, CORPS & LÂCHER PRISE

Les élèves démarrerons cette année avec un travail sur le choeur afin d’appréhender le groupe. Un travail qui nous a semblé important afin que cette nouvelle promotion parte avec cette idée que le théâtre est un art vivant, naissant d’un collectif d’énergies qui se réunissent autour d’un projet, d’une histoire commune. Sur ce travail, ils croiseront les mots d’Eugène Ionesco & Albert Camus.

S’en suivra, un travail autour de l’improvisation. Ludique, l’improvisation n’en est pas moins un exercice complexe avec ses règles et ses ficelles. Elle exige de l’écoute, de l’imagination, du corps et du verbe. C’est ici Thibault Astry, comédien improvisateur, qui depuis des années entraînent les élèves à cette dextérité du corps et de l’esprit.

Par la suite s’entamera un stage de danse, avec pour missions premières: le lâcher prise et l’expression du corps. Ce travail se prolongera autour du duo et nous aborderons le texte sur le thème « couple & corporalité « . L’objectif sera de faire parler les corps et d’explorer la relation corps/ voix/ émotions.

Ce premier trimestre s’achèvera par un stage de Clown.


La rentrée est prochaine pour nous quand certains sont déjà dans l’action.

Pour ceux qui nous auraient suivis l’année dernière, Pierre Vuaille a aujourd’hui intégré sa nouvelle école L’ÉCOLE DE LA COMÉDIE DE SAINT-ETIENNE.
Nous sommes ravis pour lui et vous invitons à aller le voir tout prochainement.

VILLES#

Collectif X

Entrée libre sur réservation

DATES :mar. 26 au sam. 30 septembre

HORAIRES :18 h 30 (relâche mer. 27)

SALLE :La Comédie

 

Renseigenements / réservations.

 

 

Caïus Augustus Germanicus

Petit retour sur cette fin d’année chargée en création, sueur, et émotions…

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Après avoir joué Corpora Captiva fin mai, les élèves de la promotion 16-17, ont enchaîné le travail avec les répétitions de Caïus Augustus Germanicus, création autour du texte d’Albert Camus : Caligula.

3 semaines de travail intensif pour un résultat plus que convaincant. Ils ont su nous montrer leur investissement sur le plateau et mettre en pratique leurs acquis d’une année de cours à nos côtés.

À l’heure où l’ÉCOLE va fermer ses portes pour un petit repos estival et la préparation de sa nouvelle saison, nous voulions partager avec vous ces quelques souvenirs en images.

Nous vous souhaitons à tous de belles vacances !


 

#cag #creation #spectacledesortie #lecole #theatre #camus #caligula

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Corpora Captiva

Affiche Captiva corporaChaque année les élèves de L’ÉCOLE sont amenés à travailler sur une création originale.

Cette année, la promotion 16/17, nous a présenté son travail les vendredi 26, samedi 27 et dimanche 28 mai, au théâtre du Gai Savoir.

Leurs thèmes de départ étaient jeunesse et maladie, et ils ont autour de ça, créé l’histoire de ces jeunes aux futurs incertains; de ces parcours face à la maladie, la mort ou encore la renaissance.

Il y a des orages dont on se passerait bien …


« C’est ça la mort, c’est tout jeune et c’est tout mort. Il y a tout le circuit de l’activité organique qui s’est fermé comme un œil. C’est l’extinction des feux finaux. C’est le beau travail achevé inachevé. C’est la création sans le ciel, la mer sans les vagues, une semaine sans week-end, j’en passe. Tout ton intérieur dégoulinant de fins réseaux s’est comme emmêlé définitivement dans sa pelote d’organes. Soie de coeur, poumons en velours, dentelles d’intestins. Tu es la belle endormie dans ton rêve infini, rêve insondable à mes yeux de pauvre vivant, vivant très pauvre, tout pauvre, face à toi, qui en sait plus que moi, en un claquement de souffle. Moi je te vois, bientôt tu seras invisible, et entre temps qui aura le privilège sacrilège (je le sens très fort) de te voir dans ton lit de bois avec des vers danseurs, baldaquin pour opéra funèbre ?  (…)

 (…) avant la vie on ne peut rien faire, après la mort on attife les cadavres. Et moi je les caresse, et même je leur donne mon amitié.  Je suis celui qui prépare les crevés avant leur gala au ciel ; je remets des cols, je tire des cravates, un coup de peigne sur une mèche folle, une bouche qui se tord déjà trop de rire ; des petits méas à combler pour des gazs tardifs, bref, à force d’être aux petits soins pour vous tous, je me sens proche du mystère : la mort. Je me sens très proche de la mort. Et toi, futur ange, je te renvoie à ton propriétaire, j’espère avoir noyé de mes graines tes derniers chagrins ; que le Seigneur te trouve en joie ! Que le seigneur te trouve en joie ! »

Extrait du texte du Thanatopracteur

 

Le Désenchanté : Tu fais la gueule. C’est moi qui vais crever comme un chien ici, et c’est toi qui fait la gueule.

La mère :  Je ne fais pas la gueule, je te trouve injuste c’est tout.  Je travaille toute la semaine au magasin, je me couche à point d’heure pour faire tourner la maison, m’occuper de ton père, ton frère, du linge, des repas, du ménage, des papiers, de tout ce qui entoure ta maladie. Et le samedi et le dimanche, qu’est-ce que je fais? Je viens te voir. C’est de me faute si je suis loin? Si je suis seule? Si ton père a peur? C’est de ma faute si tu ne veux rien entendre? Si tu ne veux pas voir que je t’aime? Si tu continues à m’agresser comme ça je te le dis franchement je ne viendrai plus te voir.

Le Désenchanté : Tant mieux. (elle sort) Maman!

Extrait – Scène Le désenchanté/ La mère


Travail dirigé par Coralie Trichard

Ecrit et interprété par : Matthieu Calvié, Adelin Canciani, Corentin Darre, Romain Ferrari, Maria Guell, Louis Marsot-Wyss, Nicolas Romatier, Pierre Vuaille

Production L’ÉCOLE – copyright / Photographies MT’s – copyright

Concours 2017 : Pierre Vuaille, un beau parcours

Cette année, une seul de nos élèves s’est présenté aux concours des écoles nationales : Pierre VUAILLE.

Il a d’abord commencé par le concours de l’école du TNS à Strasbourg en présentant un monologue extrait de « Sous la Glace » de Falk Richter. Un succès puisque Pierre sera convoqué au deuxième tour. Malheureusement il n’ira pas au stage final.

 

 

Ensuite le CNSAD de Paris. Pierre accèdera au dernier tour. Il recevra une réponse négative le soir même, mais attention, celle-ci sera suivie d’une belle surprise.

Sur liste d’attente du stage de l’École de la Comédie de Saint-Etienne, il sera convoqué le lendemain suite à un désistement, pour le dernier tour du concours. Une surprise qui changera le reste de son aventure, puisque suite au stage…

            ….  il sera ADMIS,

et intégrera l’École de la Comédie de Saint-Etienne pour la saison à venir.

 

On pourrait s’arrêter là, mais ce que l’histoire ne dit pas, c’est que Pierre avait en parallèle été admis au dernier tour de l’ENSATT, un stage d’une semaine, auquel il décidera de ne pas se rendre, laissant ainsi à son tour « la chance à quelqu’un qui patiente sur cette fameuse liste d’attente »…

 

Bref, une grande aventure, pour un jeune homme qui le mérite …

BELLE ROUTE PIERRE !

 

DSC_0237#fierte   #concours   #theatre

 

Entretien

Gérald Maillet est actuellement à l’affiche de L’État de siège d’après Albert Camus, une pièce mise en scène par Emmanuel Demarcy-Mota à l’espace Cardin (Paris). Il se livre ici, en toute pudeur sur le métier, son parcours, ses envies …

Bonjour Gérald Maillet ?

Bonjour.

Vous êtes acteur, on vous voit régulièrement au théâtre, parfois à la télévision mais il vous arrive également de faire du doublage et de la direction d’acteur. Vous avez un parcours plutôt dense pouvez vous nous en dire quelques-mots ?

J’ai commencé en suivant les Cours Raymond Girard et Nicole Merouze, et après je suis entré à la Rue Blanche* à Paris, de 92 à 94. Avec des camarades de promotion nous avons monté Caligula d’Albert Camus, dirigé par Carole Thibault, puis j’ai repris un rôle dans Bent de Martin Shermann, mis en scène par Thierry Lavat, qui d’ailleurs à la reprise en 2002 à reçu le Molière de la meilleure pièce du répertoire.

Après j’ai eu plusieurs opportunités de jouer dans des séries à la télévision, souvent policières, et en 98, j’ai passé une audition pour Emmanuel Demarcy-Mota qui montait Peines d’amour perdues (Shakespeare). Il cherchait son Roi de Navarre. Il m’a choisi.

Et voilà depuis je travaille avec Emmanuel. C’est drôle en parlant je me rends compte que ça fera 20 ans, l’année prochaine. Nous sommes une troupe et c’est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons. C’est une  vraie chance.

*aujourd’hui devenu l’ENSATT à Lyon

Vous dîtes que c’est une chance, pourquoi ?

C’est une chance parce que c’est rare en France qu’un metteur en scène soit fidèle à un si grand nombre d’acteurs. Nous sommes un peu comme une grande famille. Ça nous permet, du fait qu’on se connaisse depuis si longtemps, d’aller explorer et de toujours creuser notre jeu d’acteur. On sait le regard des autres bienveillant et ça nous permet d’être ouvert à toutes les propositions et de rebondir. Ça c’est génial pour un acteur.

Il me semble que la troupe est souvent réunie dans le travail de création mais également sur de grosses tournées, en France et à l’étranger ?

Là c’est la cerise sur le gâteau. C’est comme un rêve de gamin qui se réalise, jouer dans les plus grandes salles du monde, de New York à Tokyo, en passant par Paris, Londres, Moscou et j’en passe. C’est quand même extra-ordinaire.

Vous parlez de rêve de gamin, vous avez toujours su que vous vouliez être acteur ?

Non je pensais réaliser des films. Après ma scolarité, j’ai passé un diplôme de photographe, puis je suis rentré dans une école de cinéma où j’ai obtenu un diplôme de réalisateur, mais je n’arrivais pas à trouver de travail dans l’audiovisuel. Du coup je me suis inscrit dans un cours de théâtre en me disant que j’allais apprendre à diriger un acteur et au bout du compte je suis devenu comédien.

Ça peut paraître étrange, mais mes parents m’ont dit qu’à l’âge de 4 ans je leur avais dit que je voulais être acteur. (sourire) Comme quoi !

Vous n’avez pas de regrets ?

Non.

Qu’est ce qui vous plaît dans ce métier ?

Avoir la sensation de vivre plusieurs vies. Et aussi de donner corps aux mots d’un auteur, oui, cette sensation d’être un passeur entre l’auteur et le public. Et hônnetement, c’est tellement passionnant et grisant de donner du plaisir à un public, que je changerais pour rien au monde de métier, de vie.

Si vous deviez donner des conseils à des jeunes passionnés de théâtre qui voudraient en faire leur métier …

Alors premièrement de ne pas s’embarrasser de questionnements sur le « de quoi » sera fait leur futur. Deuxièmement, de foncer et se donner les moyens de réaliser leur rêve, car c’est possible. Et troisièmement d’être un battant. Et surtout lire du théâtre, sortir, aller au théâtre. Être curieux, quoi.

Il vous arrive régulièrement d’intervenir sur des sessions de travail auprès de jeunes futurs acteurs, qu’est-ce qui vous motive dans cet exercice ?

Je dirais, que j’aime partager avec eux mon expérience. J’essaie de leur donner des clés pour qu’ils appréhendent mieux ce métier, qu’ils apprennent à mieux se connaître, à se faire confiance, à prendre conscience de leur singularité. Parce que je crois que ce sont les bases pour un acteur, une actrice. Tout part de soi, et à travers un texte, c’est son énergie, ses émotions, son imaginaire, son corps qui nous racontent l’histoire d’un personnage, d’un caractère. Et bien sûr, les techniques élémentaires, la diction, la voix, la respiration et l’écoute.

Je leur dis souvent qu’il ne suffit pas de pousser la porte d’un cours pour espérer devenir comédien/comédienne. Ce sont de jeunes adultes et nous les prenons comme tel. Il faut donner de sa personne. La qualité d’un cours, c’est 50/50, il y a l’attention et la pédagogie du professeur, mais aussi l’investissement de l’élève. Si cela n’est pas réuni, l’enseignement ne peut être abouti.

Mais ça, ils le comprennent et c’est tellement agréable de voir un élève progresser, de sentir qu’il s’épanouit. C’est ça qui me motive. J’aime tellement faire mon métier que j’ai envie, même si tout le monde ne pourra pas atteindre son rêve, qu’ils touchent au moins du doigt la plénitude d’être là devant un public et de le sentir pendu à vos lèvres. Je ne connais pas de meilleure sensation, mis à part peut-être dans le sport.

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Vous connaissez notre formation pour y être venu plusieurs fois et pour avoir  participé à l’élaboration de sa structure pédagogique. Si vous deviez dire quelques mots sur la formation, que diriez-vous?

Ce que j’aime dans L’ÉCOLE, et dans la ligne pédagogique mise en place depuis 4 ans je crois, par Coralie Trichard et les autres professeurs, c’est que l’élève est au centre du projet. Il n’y a pas de méthode mise en avant. Tous les professeurs ont leur parcours et leur façon de travailler. Ils sont en activité, donc au plus près des réalités actuelles du métier. Et ce qui me plait, c’est l’ouverture que ça offre.  Ça permet à l’élève de se fabriquer sa propre méthode de travail et de préciser vers ce à quoi il aspire. Ce qui nous intéresse, c’est sa singularité, ses envies. Nos différences deviennent complémentaires et ne sont pas en concurrences, bien au contraire. Cet esprit bienveillant, artisanal, voir familial, permet à l’élève de repousser ses limites et le fait que le nombre d’élèves soit limité à quinze par classe, nous permet un travail plus intense et adapté à chacun. Je crois aussi que cette école propose un enseignement sérieux et un rapport honnête avec les élèves.

Si je peux me permettre, j’aimerais ajouter une petite précision.

Je respecte les écoles qui mettent en avant une méthode. D’ailleurs Coralie Trichard ne souhaite pas entrer dans une compétition entre formation lyonnaise. Et je la soutiens dans ce discours.

Il ne doit pas y avoir de petites guerres entre les différentes écoles de théâtre lyonnaise. Au contraire, nous avons la chance d’avoir deux grandes écoles nationales à proximité, l’ENSATT et la Comédie de Saint-Etienne et nous devrions nous concentrer sur nos élèves pour qu’ils puissent espérer entrer dans ces écoles. Il y a une réalité économique certes, mais la concurrence doit s’arrêter là.

Nous pourrions peut-être même nous entraider. De plus en plus de jeunes veulent tenter l’aventure. Nous avons la chance d’être dans une région où la culture est bien représentée. Nous avons plusieurs théâtres subventionnés, des théâtres privés, des cafés-théâtres, même une école de cinéma, et à ce jour de plus en plus de films et séries sont tournés ici. Nous n’avons rien à envier à Paris, alors faisons la promotion de nos futurs talents. Je suis sûr qu’il en sortira quelque chose de bon et bénéfique pour tout le monde.

Et nous que peut-on vous souhaiter de bon pour le futur ?

Encore plus de projets et de personnages à interpréter. Et que ça dure encore très longtemps…

Nous terminons cet entretien par une  vidéo qui parle de votre actualité du moment. Merci pour ce moment de partage, et belle continuation à vous.

https://tinyurl.com/znu9f5b

Concours Paris CNSAD

Après avoir été admis au 2nd tour du concours section jeu du TNS en Novembre dernier, nous sommes de nouveau fiers, et heureux pour Pierre Vuaille – élève de 2ème année – admissible à l’issue du 1er tour du concours d’entrée du CNSAD.

Un grand Bravo !

Résultats T1 2017#ecole #acteur #concours #cnsad #théâtre #shakespeare #molière #melquiot #tobecontinued #gaisavoir